Leipzig : c'était la ville des foires depuis le Moyen-âge, la ville du premier livre et du premier journal, la ville de l'église Saint-Thomas, l'église de Jean-Sébastien Bach, celle de l'église Saint-Nicolas d'où partirent les manifs de 1989 qui précipitèrent la chute du Mur, la ville aussi de la bataille des Nations contre Napoléon en 1813.Plus récemment, peu après 1989, la ville a perdu une grosse partie de ses habitants partis voir à l'ouest si l'herbe était plus verte.
La région se remet peu à peu du choc de la réunification allemande : les usines (Porsche, Amazon, DHL, ...) se sont installées ici pour profiter d'une main-d’œuvre à la fois allemande et bon marché.
Leipzig offre un mélange contrasté de quartiers embourgeoisés (magasins de luxe, ...), de quartiers bobos (ateliers réhabilités au bord des canaux) et de quartiers à moitié en friche où errent les fantômes de l'ex-RDA (enfin, nous on cru les voir).
L'Est de l'Europe succombe désormais aux charmes de la consommation : Leipzig est un peu la vitrine du miracle allemand pour les voisins encore un peu plus à l'est (Pologne, Rép. Tchèque, ...) mais aussi pour les allemands eux-mêmes.
Les artistes 'hype' qui fuient la gentrification de Berlin profitent (encore pour quelques années) de cette période 'entre deux' pour se réapproprier quelques friches industrielles (comme la gigantesque filature de coton La Spinnerei que le New York Times érigea en 2010 au rang des 10 lieux à voir dans le monde, ce qui a fait et fait encore le bonheur et la fortune des artistes locaux - bon, nous on y va en 2015, on est un peu à la bourre !!! mais de toute façon on n'a pas les moyens de se payer une toile de Neo Rauch).
Consciencieux, on y a même goûté le jarret de porc, l'escalope, la bière (schwarzbier) et le vin blanc (bon, italien le vin blanc, on ne se refait pas et le Pinot Grigio est trop bon).